Un projet de lutte à grande échelle contre les cancers gynécologiques et mammaires se prépare à Madagascar. L'initiative vient de la Fondation Akbaraly et de l'association 4AWoman. La Croix-Rouge Malagasy, forte de ses plus de 11.000 volontaires mobilisables dans tous les coins et recoins de l'île, a été associée au projet. Il y a urgence sur la question de la lutte contre ces types de cancer en ce moment. D'autant plus quand on apprend que 60% des cas sont à un stade avancé. Le taux de croissance annuel des personnes atteintes par cette est de 10% dans le pays où 1.800 nouveaux cas ont été détectés en 2009. Le recrutement de personnel traitant et spécialisé en oncologie devrait augmenter dans les hôpitaux publics malgaches, si on se réfère à ce chiffre.
Un atelier de "sensibilisation sur les stratégies possibles et plan d'action" s'est tenu à l'hôtel Astauria Antanimena dans la journée du vendredi 26 novembre 2010. Différents représentants d'associations caritatives et d'organismes de l'État ont assistés à cet atelier. La présence de ces nombreuses entités prouve en quelque sorte la préoccupation grandissante ressentie à l'égard de ces types de cancer. L'objectif général du projet est d'assurer la prise en charge d'au moins 60% des malades des cas dépistés dans trois régions : Boeny, Analamanga et Haute-Matsiatra. Pour ce faire, le renforcement des compétences du personnel traitant en matière de lutte contre ces deux variantes du cancer est un passage obligé. Nous en reparlerons.
vendredi 26 novembre 2010
vendredi 1 octobre 2010
PSSBC : accent sur la santé communautaire
Dans le cadre de la poursuite de la phase une du projet PSBC (2008-2009), la Croix Rouge Malagasy(CRM), en partenariat avec la Croix rouge Espagnole, continue à développer ce projet en mettant l’accent sur la santé communautaire. D’où l’appellation de la phase deux du projet : Premier Secours et Santé à Base Communautaire ou PSSBC.
Avant le démarrage effectif du projet dans les 8 districts cibles (Ambatoboeny-Maevatanana-Tsiroanomandidy-Arivonimamo-Ihosy-Ambalavao-Fandriana-Antsirabe I), la CRM a jugé utile de partager le projet envers les gouvernances des districts et les Coordonnateurs régionaux concernés. En effet, pour concrétiser cette intention, le département GRC au sein de la CRM , à travers le Chef de projet PSSBC, a tenu : un atelier de partage envers les gouvernances de district et coordonnateurs concernés, le 9 août 2010 à Antsirabe, région Vakinankaratra. Une séance de recyclage de quatre jours envers les encadreurs de ces districts a également eu lieu du 10 au 13 août 2010 dernier, toujours à Antsirabe.
D'après la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR), les programmes PSSBC ont pour but la santé de la communauté. Il s'agit d'un processus qui dure la vie entière, qui doit être constamment alimenté et qui demande de la perséverance. Le projet PSSBC, est donc un engagement à long terme. Il s'agit d'une approche intégrée ancrée dans les communautés dont les volontaires de la Croix-Rouge font partie et avec lesquelles ils travaillent pour la prévention des maladies, la promotion de la santé, le secourisme, la préparation et l'intervention en cas de catastrophe. L'intégration de cette approche permet de repérer et de traiter différents aspects de la vulnérabilité. La communauté est toujours au centre du processus.
La démarcge commence par un dialogue ou une réunion avec la communauté.Le dialogue permet de définir les priorités et les solutions de la communauté et débouche sur la réalisation d'activités. Les volontaires de la CRM issus des communautés contribuent pour beaucoup à la réussite de programme PSSBC. En quelques heures par semaine ou par mois, ils peuvent être préparés à réunir leur communauté pour identifier et résoudre les problèmes. Ils sont capables d'intervenir lors des catastrophes ou de fournir durablement un service à la communauté.
Par ailleurs, la participation de la communauté est au coeur de la démarche de PSSBC. Elle favorise l'appropriation du programme par la communauté et contribue à le rendre plus durable. Cette participation peur prendre diverses formes, par exemple : fournir un travail (creuser un puits, entretenir les pompes à eau), nettoyer l'environnement, faire partie d'un comité sanitaire à l'échelle de la communauté, participer à des sessions d'éducation sanitaire. Nous en reparlerons.
Inscription à :
Articles (Atom)
